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    Michèle Alliot-Marie et ses liens obscurs avec Ben Ali

    Révélé en janvier 2011 - Mise à jour le 04/03/2017

    2010 - 2011 : Nous sommes en pleine révolution du Jasmin en Tunisie : un mouvement populaire qui renversera Zine el-Abidine Ben Ali, le président tunisien (en fonction depuis 1987) en  janvier 2011.

    Ce dernier a été régulièrement dénoncé par les ONG et les médias étrangers pour sa politique en matière de droits de l'homme, qualifiée de dictatoriale : répression, emprisonnement et torture de ses opposants et atteintes à la liberté de la presse.

    Les manifestations commençent le 17 décembre 2010, après qu'un jeune marchand se soit immolé par le feu suite à la confiscation de ses marchandises par les autorités. Les manifestants protestent contre le chômage élevé, la corruption et la répression policière.

    Pendant 4 semaines, le mouvement pacifique se répend dans le pays. Ben Ali répond par une forte répression, avant d'être poussé à quitter le pays le 14 janvier 2011. Environ 338 personnes ont été tuées et 2174 blessées durant la révolution. 

    12 janvier 2011 : Michèle Alliot-Marie, alors Ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, propose à l'Assemblée Nationale d'aider le gouvernement tunisien :

    "[...] "[...] le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type". "C'est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [l'Algérie et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d'agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité. [...]

    Sa prise de position a suscité de nombreuses réactions, notamment du côté des opposants au régime de Ben Ali.

    Fin janvier 2011 : Le Canard Enchaîné révèle que Michèle Alliot-Marie (MAM) et son compagnon, Patrick Ollier, ont passé leurs vacances en Tunisie fin 2010. Elle affirme y avoir été au moment où les repressions n'avaient pas commencé.

    MAM, son compagnon, et ses parents, auraient profité du jet privé d'Aziz Miled, un homme d'affaire proche de Ben Ali.

    7 février 2011 : MAM confirme la rencontre avec Aziz Miled, un proche de Ben Ali, qu'elle aurait vu par "hasard". Ce dernier lui aurait alors proposé de partager son jet.

    De plus, MAM était bien présente lors du début des mouvements, puisqu'elle est arrivée une semaine avant l'immolation du jeune marchand.

    Enfin, elle aurait téléphoné au président Ben Ali, alors en fuite. 

    16 février 2011 : De nouvelles révélations du journal révèlent que les parents de Michèle Alliot-Marie ont profité du voyage pour acheter des parts dans une SCI, d'une valeur de plus de 300 000 €, à Aziz Miled. Ces éléments semblent indiquer une certaine proximité de Michèle Alliot-Marie avec le régime tunisien. 

    Médiapart révèle également que le jet utilisé par la famille Alliot-Marie faisait partie du dispositif de fuite de Ben Ali. 

    Enfin, le voyage en jet n'était pas si fortuit, comme le révèle le père de MAM :

    "C'est nous qui avons organisé le voyage avec notre ami Azid Miled (...) Ma fille voulait aller en Dordogne"

    En plus du voyage en jet, la famille de MAM a été hébergé dans un hôtel d'Aziz Miled à Tabarka.

    L'opposition et une partie de la presse demande donc la démission de Michèle Alliot-Marie. Le Président, Nicolas Sarkozy, le Premier Ministre, François Fillon, et elle-même refusent à tour de rôle. 

    27 février 2011 : Michèle Alliot-Marie remet sa lettre de démission à Nicolas Sarkozy dans laquelle elle exprime son :

    " sentiment de n'avoir commis aucun manquement."

     

     

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